Par la Rédaction
La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la transformation locale de ses ressources minières. Le gouvernement congolais a procédé, mercredi, au lancement officiel de la toute première raffinerie pilote d’or du pays à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika.
La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs autorités nationales, notamment le Ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que la Ministre du Portefeuille, Julie Shiku. Les responsables de la société DRC Gold Trading S.A., le gouverneur du Tanganyika et d’autres personnalités ont également pris part à cet événement marquant pour le secteur minier congolais.
Baptisée DRC Gold Refinery S.A., cette infrastructure est issue d’un partenariat entre la société publique DRC Gold Trading S.A. et l’entreprise Lunga Mining. La raffinerie dispose d’une capacité de production estimée entre 500 et 600 kilogrammes d’or par mois, couvrant l’ensemble du processus, depuis l’achat du minerai jusqu’à son raffinage et la production de lingots.
Dans son allocution, le ministre des Mines a salué la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à renforcer la souveraineté économique du pays à travers la valorisation locale des ressources naturelles. Il a également rendu hommage à l’action du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka pour l’accompagnement de ce projet stratégique.
Selon Louis Watum Kabamba, cette raffinerie permettra désormais à la RDC de franchir un cap important en se dotant de la capacité de raffiner localement son or, tout en garantissant davantage de transparence dans la chaîne d’approvisionnement. Le dispositif prévoit également d’offrir des conditions commerciales plus équitables aux mineurs artisanaux, aux comptoirs d’achat et aux petites et moyennes entreprises minières.
Avec cette installation, la RDC ambitionne de se positionner progressivement comme exportateur d’or raffiné d’une pureté atteignant 99,9 %, renforçant ainsi sa présence sur les marchés internationaux.
Profitant de cette occasion, le ministre des Mines a appelé les acteurs impliqués dans la fraude et la contrebande à abandonner ces pratiques et à intégrer le circuit officiel mis en place par l’État.
La mise en service de cette raffinerie marque ainsi une avancée importante dans la réforme de la gouvernance du secteur aurifère congolais, axée sur la traçabilité, la transparence et la création de valeur au profit de l’économie nationale.

