octobre 7, 2025

RDC : Jean-Paul Kapongo Kadiobo, DG du SAEMAPE, au cœur d’une polémique sur de faux diplômes

C’est une affaire qui secoue le monde minier congolais.
Le Directeur général du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo Kadiobo, est accusé d’avoir accédé à son poste sur la base de faux diplômes universitaires.


Selon plusieurs sources proches du dossier, il ne détiendrait ni diplôme de graduation ni de licence authentiques, contrairement aux exigences de la fonction qu’il occupe.

Des documents douteux au cœur de la controverse

D’après ces mêmes sources, des copies de diplômes présentées par M. Kapongo Kadiobo seraient falsifiées ou non reconnues par les institutions d’enseignement supérieur concernées.
L’intéressé aurait, selon certaines indiscrétions, fait établir ces faux documents pour justifier sa nomination à la tête du SAEMAPE, un poste hautement stratégique dans le secteur minier congolais.
Ces accusations, bien que non encore prouvées par la justice, soulèvent des questions graves sur la transparence du processus de désignation.

Un poste clé, une responsabilité nationale

Le SAEMAPE est une structure étatique essentielle, chargée d’encadrer des milliers d’exploitants miniers artisanaux et à petite échelle à travers tout le pays.
Sa direction exige des compétences techniques, administratives et managériales confirmées, appuyées par un solide parcours académique.
C’est pourquoi cette affaire suscite un tollé dans les milieux politiques, syndicaux et de la société civile, où l’on dénonce une dérive du mérite au profit du clientélisme et du trafic d’influence.

Soupçons de trafic d’influence et appels à enquête

Plusieurs voix affirment que Jean-Paul Kapongo Kadiobo aurait bénéficié de soutiens politiques puissants pour accéder à son poste, malgré un profil académique jugé « incomplet ».
Des soupçons de trafic d’influence planent sur sa nomination, qui pourrait, selon des observateurs, être le fruit d’un réseau d’intérêts au sein du ministère de tutelle.
Des organisations citoyennes appellent désormais à une enquête indépendante sur l’authenticité de ses diplômes et sur les conditions exactes de son entrée en fonction.

Par ailleurs , plusieurs acteurs de la société civile estiment que cette situation « porte atteinte à la crédibilité de l’État » et réclament la suspension temporaire du DG le temps des vérifications.
Ils appellent le ministère des Mines et la Fonction publique à mener un audit rigoureux de tous les documents administratifs liés à sa nomination.

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