Par la Rédaction
Les autorités congolaises amorcent une réforme majeure dans le secteur extractif. L’Inspection Générale des Mines a annoncé la création d’une Garde minière, une unité à caractère paramilitaire destinée à renforcer la sécurité des activités minières à travers le pays.
Placée sous la coordination de Rafael Kabengele, cette structure aura pour mission d’assurer la sécurisation des sites d’exploitation, d’encadrer le transport des minerais et de contribuer à la transparence dans la gestion de la chaîne de production.
Selon les informations communiquées, le programme prévoit le déploiement de plus de 20 000 agents d’ici 2028 dans les 22 provinces minières de la République démocratique du Congo.
Le processus de recrutement devrait débuter en mai 2026, suivi d’une formation de six mois. Le premier contingent est attendu sur le terrain dès décembre 2026.
Le projet bénéficie d’un financement estimé à 100 millions de dollars, avec l’appui de partenaires internationaux, notamment les États-Unis et les Émirats arabes unis.
Cette mobilisation de ressources vise à doter la nouvelle unité des moyens nécessaires pour faire face aux défis sécuritaires et organisationnels qui caractérisent le secteur minier congolais.
La mise en place de cette Garde minière s’inscrit dans une dynamique de réforme et de gouvernance du secteur, considéré comme un pilier de l’économie nationale.
Elle intervient dans un contexte marqué par la nécessité de lutter contre l’exploitation illégale, les fraudes et l’insécurité sur les sites miniers, tout en améliorant la traçabilité des ressources.
À terme, les autorités espèrent que cette initiative contribuera à renforcer la crédibilité du secteur minier congolais et à maximiser ses retombées économiques au profit de la population.

