Par Thertia Kabedi
La ville de Mbujimayi a connu une matinée sous tension ce lundi, marquée par une paralysie des activités au marché de Dibindi. À l’appel des commerçants, une « journée sans marché » a été observée pour dénoncer ce qu’ils qualifient de tracasseries financières et le manque d’imprimés de valeur après paiement.
Dès les premières heures de la journée, les étals sont restés fermés, signe d’une mobilisation inhabituelle. Les vendeurs, visiblement excédés, dénoncent une pression fiscale jugée excessive et, surtout, l’absence de preuves officielles attestant leurs paiements.
« On nous demande de payer, mais on ne nous remet pas de quittances. Comment prouver que nous sommes en règle ? », s’interroge un commerçant rencontré sur place, traduisant une inquiétude largement partagée.Face à ces accusations, le Chef du centre d’impôts de Dibindi, Clavin Mulembwe Kashama, a tenu à apporter des clarifications.
Dans sa mise au point, il a rejeté toute idée de perception illégale, affirmant que les agents sous sa responsabilité se limitent strictement à l’application des textes en vigueur en matière de mobilisation des recettes publiques.
Concernant la question des imprimés de valeur, au cœur des revendications, il a reconnu l’existence de difficultés logistiques ayant entraîné une rareté temporaire. Toutefois, il a assuré que des dispositions sont en cours pour normaliser la situation.
Il a également invité les contribuables au civisme fiscal, précisant que tous les paiements effectués sont régulièrement enregistrés dans les livres du Trésor public, en attendant la disponibilité des documents physiques.
Cette tension met en évidence la nécessité d’un dialogue renforcé entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques locaux. La paralysie du marché de Dibindi, considéré comme l’un des principaux centres d’activités commerciales de la ville, représente un manque à gagner non négligeable pour l’économie locale.
Se voulant apaisant, Clavin Mulembwe Kashama s’est dit ouvert à toute initiative de clarification afin de dissiper les malentendus et restaurer la confiance.
Dans ce contexte, les autorités urbaines et les représentants des commerçants sont appelés à privilégier la concertation pour éviter que cette situation ne s’enlise et n’impacte durablement les activités économiques de la ville.

