mars 17, 2026

RDC : la session de mars à l’Assemblée nationale s’ouvre sur fond d’enjeux sécuritaires et économiques

Les élus nationaux en plénière

Par la Rédaction

Les députés nationaux ont effectué leur rentrée parlementaire lundi 17 Mars 2026 à Kinshasa, marquant l’ouverture de la session ordinaire de mars de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Cette reprise des travaux intervient dans un contexte national marqué par des défis majeurs, notamment l’insécurité persistante dans l’Est du pays et les préoccupations liées à la situation économique.

Dans son allocution prononcée au Palais du Peuple, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a insisté sur la nécessité pour les acteurs politiques de privilégier l’unité nationale afin de faire face aux défis actuels.

« L’heure n’est pas aux divisions internes, mais au rassemblement de toutes les forces vives de la nation », a-t-il déclaré devant les députés réunis pour cette session.

Le président de l’Assemblée nationale a longuement abordé la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il a évoqué les affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), accusés par Kinshasa de bénéficier du soutien du Rwanda. Selon lui, cette situation continue d’aggraver la crise humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où de nombreuses populations ont été contraintes de fuir leurs localités.

Il a également évoqué les violences attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), qui poursuivent leurs attaques dans les territoires de Beni et de Lubero ainsi que dans certaines zones de la province de l’Ituri.

Face à ces menaces, Aimé Boji Sangara a salué les efforts des forces armées congolaises et a appelé la population à soutenir les initiatives du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, commandant suprême des forces de défense et de sécurité.

« Nos forces de défense méritent le soutien de toute la nation dans ce combat pour la souveraineté et l’intégrité territoriale », a-t-il souligné.

Sur le plan diplomatique, le président de l’Assemblée nationale a évoqué l’accord de paix conclu en juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda. Il a indiqué que la ratification de cet accord pourrait être soumise à l’examen du Parlement au cours de cette session.

Les enjeux économiques ont également occupé une place importante dans son intervention. Aimé Boji , a plaidé pour un renforcement de la mobilisation des recettes publiques afin de soutenir les politiques de développement et les investissements structurants.

« La consolidation de nos finances publiques passe par une mobilisation accrue des recettes et une lutte déterminée contre la fraude et la corruption », a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs évoqué les défis liés à l’évolution du taux de change ainsi qu’au ralentissement de certaines recettes issues du secteur minier. Dans cette optique, il a invité le gouvernement à soumettre au Parlement un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

La session qui s’ouvre s’annonce particulièrement dense. Les députés auront notamment à examiner plusieurs projets et propositions de lois, à se prononcer sur des accords internationaux et à intensifier leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.

Le président de l’Assemblée nationale a également annoncé l’organisation prochaine d’un débat d’orientation budgétaire visant à analyser les grandes lignes de la politique budgétaire du gouvernement pour les années à venir.

Moment important du calendrier institutionnel, la session parlementaire de mars intervient cette année dans un contexte où les questions sécuritaires, économiques et diplomatiques demeurent au cœur des préoccupations nationales.

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