Par Thertia Kabedi
En mission d’inspection à Mbujimayi, le ministre national des Infrastructures, John Banza, a effectué une descente musclée sur les chantiers de la voirie urbaine, notamment ceux confiés à l’entreprise JMC (Johnny Matala Company).
Accompagné du directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), Victor Tomachkela, du directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, de la direction provinciale de l’OVD, du secrétaire général aux Infrastructures ainsi que des députés nationaux Tobie Kayumbi et Eddy Mundela, le ministre a dressé un constat sans appel.
Des retards inacceptables et une exécution défaillante
Sur l’avenue LUPUTA, comme sur d’autres axes concernés par les travaux, les autorités ont été confrontées à une réalité préoccupante: les chantiers sont à l’abandon, les ouvrages entamés sont de qualité douteuse, et surtout, aucun responsable de l’entreprise JMC n’était présent pour fournir des explications. Une absence jugée inacceptable par la délégation ministérielle.
Les travaux, initialement prévus pour une durée de 18 mois, accusent aujourd’hui un retard de plus de deux ans. Sur les 14 kilomètres prévus, six avenues n’ont même pas encore vu le début des travaux, suscitant l’indignation des autorités et de la population locale.
Face à cette situation jugée « grave », le ministre John Banza a exigé la reprise immédiate des travaux par l’entreprise JMC. Il a également ordonné l’élaboration d’un plan actualisé d’exécution, en stricte conformité avec les clauses contractuelles. Ce plan devra être soumis dans les plus brefs délais à l’OVD et au ministère pour validation.
Par ailleurs, une mission de contrôle renforcée a été annoncée afin de suivre de près l’évolution des travaux et garantir leur qualité. Le ministre a également mis en garde contre toute tentative de tricherie ou de mauvaise foi, pointant du doigt les responsabilités partagées, y compris celles de certains responsables techniques.
Cette visite intervient dans un contexte de vives réclamations de la population de Mbujimayi, excédée par la lenteur des travaux et les désagréments quotidiens causés par les chantiers inachevés. Le gouvernement entend ainsi rassurer les citoyens quant à sa volonté de faire respecter les engagements pris et de garantir des infrastructures de qualité.

