Par Thertia Kabedi
Le président de l’AS Bantous et député national, Tobie Kayumbi, a foulé le sol de Mbujimayi le vendredi 21 novembre 2025 après son séjour à Kinshasa. Son arrivée dans le chef-lieu du Kasaï Oriental s’est faite sous une ambiance chaleureuse, marquée par l’accueil des joueurs, du staff technique et d’une foule de supporters venus écouter le message d’espoir et de relance qu’il apporte pour le club évoluant en deuxième division.
Sur le plan sportif, le président a confirmé le recrutement de trois joueurs en provenance de Kinshasa, venus renforcer l’équipe en vue des prochaines échéances. L’objectif affiché est clair : faire remonter l’AS Bantous en première division.
Il en a profité pour lancer un appel à l’unité : « L’AS Bantous est l’équipe de toute la province. Chaque Kasaïen doit apporter sa pierre à l’édifice. Quand le club échoue, c’est la province qu’on pointe du doigt ; quand il gagne, c’est la province qui est honorée. »
Concernant le projet du stade de Mintembela, Tobie Kayumbi a tenu à clarifier la situation. Il affirme que les démarches techniques et administratives nécessaires ont été accomplies et que les premiers travaux ont déjà démarré. Cependant, un contretemps a ralenti l’avancement du chantier.
« Le retard observé est dû à la disparition de l’ingénieur principal, qui avait déjà perçu son acompte. Nous avons dû rechercher un nouvel ingénieur. Mais je reste déterminé : ce stade sera livré à l’équipe durant mon mandat, » a-t-il rassuré.
Le président a également abordé la problématique de la délocalisation des rencontres des clubs kasaïens, contraints de jouer hors de la province en raison de l’indisponibilité de l’air de jeu du stade Kashala Bonzola.
Déplorant les conséquences de cette situation sur les performances sportives et sur l’engouement des supporters locaux, il s’est engagé à travailler à un changement rapide : « Nous n’allons plus accepter que nos équipes reçoivent en dehors de la province. Je m’engage à discuter avec les autres présidents de clubs pour trouver une solution durable. Jouer ailleurs expose nos équipes à la pression des supporters adverses et limite leur performance. »

