Par la Rédaction
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention a publié lundi 05 mai 2025, un nouveau rapport faisant état de la situation épidémiologique et humanitaire en République Démocratique du Congo à la semaine épidémiologique 18 (SE 18), avec un accent particulier sur le Mpox, les inondations et l’émergence de l’anthrax.
Le cumul des cas suspects de Mpox en RDC atteint 103 823, dont 2 707 nouveaux cas suspects pour la SE 17. Douze décès suspects ont été signalés, portant le total à 1 774, avec un taux de létalité de 1,71 %. Sur la même période, 163 cas ont été confirmés, portant le cumul à 20 804 cas, avec un taux de positivité national de 53,24 % (38,90 % pour la SE 17). En matière de vaccination, 521 048 personnes ont reçu la première dose, dont 407 816 récemment.
Focus sur Kinshasa : 102 cas actifs
Le taux moyen d’occupation des lits dans les structures de prise en charge est de 45 %, soit 102 patients hospitalisés pour 227 lits disponibles.
Répartition par centre :
Kinkole : 24 cas confirmés (9 sévères, 7 modérés, 7 légers)
Hôpital Mère et Enfant (HMC) : 20 cas (15 confirmés, 5 suspects) dont 1 critique, 2 sévères, 15 modérés, 2 légers
Cinquantennaire/Masina : 24 cas (17 confirmés, 4 suspects) dont 19 modérés, 5 légers
Vijana : 22 cas (12 confirmés, 10 suspects) dont 15 modérés, 7 légers
Kinoise : 12 cas (10 confirmés, 2 suspects) dont 1 critique, 5 sévères, 4 modérés, 2 légers
Les admissions ont connu un pic à la SE 2, suivies d’une baisse progressive. Les tranches d’âge les plus touchées sont les enfants de 5 à 14 ans, suivis des jeunes de 15 à 24 ans, avec une prédominance masculine.
La campagne de vaccination se poursuit dans la DPS du Haut-Uélé (Kibali Gold). Une vaccination ciblée autour des cas est également en cours dans les provinces identifiées comme « hotspots ». Un stock de 200 000 doses de vaccins contre le Mpox, fourni par GAVI, est arrivé à Kinshasa le 2 mai 2025.
Deux cas confirmés de Mpox ont été rapportés dans les sites d’hébergement provisoires : un au stade municipal de Bandalungwa et un autre à Tata Raphaël, en plus d’un cas suspect. Quatre cas suspects de rougeole ont été signalés parmi les enfants déplacés. Le retour de 145 sinistrés a été enregistré. Un cas de coinfection VIH-TB a également été identifié chez une sinistrée de 48 ans. Le flux d’informations provenant de la DPS Kinshasa reste cependant limité.
Entre le 16 et le 25 avril, des cas d’anthrax ont été détectés dans les zones de santé de Binza et Lubero, situées autour du lac Édouard dans le Parc des Virunga.
Cas animaux : Décès suspects de 4 chèvres dans la ZS de Binza.
Cas humains : 1 cas confirmé, 18 suspects notifiés dans 4 ZS. Dix échantillons ont été prélevés, dont quatre analysés avec un résultat positif. Le cas confirmé est le seul échantillon obtenu avant le début de l’antibiothérapie.
Situation au Nord et Sud-Kivu
Nord-Kivu : Présence de choléra, rougeole, anthrax, déplacements massifs de populations et afflux de blessés.
Sud-Kivu : Recrudescence de la rougeole. Réduction de 13 % de la capacité d’accueil avec quatre centres de traitement Mpox (CTMPOX) inactifs.
Tanganyika : Le laboratoire régional est désormais pleinement opérationnel.
Les autorités sanitaires poursuivent le suivi intensif et appellent à une mobilisation accrue pour la riposte multisectorielle.

